Malfaçons dans une rénovation : quand dix ans de procédures auraient pu être évités
- melin-emilie
- 5 juin
- 4 min de lecture
Lorsqu'on engage des travaux de rénovation importants, on imagine améliorer son confort, valoriser son patrimoine et profiter sereinement de son logement pendant de nombreuses années.
Pourtant, certaines rénovations tournent au cauchemar.
C'est le cas d'une maison des années 1930 située dans le val de Marne, en région Parisienne, dont l'histoire a été relayée dans un article de Houzz.
Dix ans seulement après une rénovation complète comprenant extension, réaménagement intérieur et modernisation technique, le bâtiment présentait déjà de graves désordres : infiltrations d'eau, murs humides, planchers déformés, menuiseries descellées, terrasse instable et problèmes
structurels multiples.
Les propriétaires ont dû engager de longues procédures judiciaires avant d'obtenir une indemnisation leur permettant de rénover une seconde fois leur maison.
Cette situation illustre parfaitement les conséquences que peuvent avoir des malfaçons non détectées ou insuffisamment contrôlées pendant un chantier.
Les malfaçons : un risque souvent sous-estimé
Dans le bâtiment, une malfaçon ne se limite pas à un défaut esthétique.
Elle peut affecter :
l'étanchéité du bâtiment ;
la stabilité des ouvrages ;
la durabilité des matériaux ;
les performances thermiques ;
la qualité de l'air intérieur ;
la sécurité des occupants.
Dans le cas de cette maison, les désordres constatés étaient particulièrement nombreux :
terrasse réalisée sur des supports inadaptés ;
absence de ventilation dans certaines pièces ;
menuiseries mal posées ;
infiltrations récurrentes ;
défauts d'étanchéité de toiture ;
isolation mise en œuvre sans traitement adéquat de l'humidité ;
absence de fondations sur certains ouvrages ;
Pris individuellement, chacun de ces défauts pouvait sembler mineur. Ensemble, ils ont conduit à la dégradation progressive de l'ensemble du bâtiment.
Pourquoi les malfaçons apparaissent-elles ?
Plusieurs facteurs expliquent l'apparition de désordres dans une rénovation :
Une conception insuffisamment approfondie
Un projet de rénovation nécessite une analyse globale du bâtiment existant.
Avant de dessiner un plan ou de choisir des matériaux, il faut comprendre :
la structure ;
les pathologies existantes ;
les contraintes techniques ;
la gestion de l'humidité ;
les performances énergétiques ;
les interactions entre les différents corps d'état.
Sans cette vision d'ensemble, certaines erreurs restent invisibles jusqu'à leur apparition plusieurs mois ou années après les travaux.
L'absence de contrôle pendant le chantier
Même avec de bons plans, un chantier reste une opération complexe.
Chaque intervention doit être vérifiée :
conformité des ouvrages ;
respect des DTU ;
qualité des matériaux ;
coordination entre entreprises ;
traitement des points singuliers.
Une mauvaise exécution peut compromettre l'ensemble du projet.
Les économies réalisées au mauvais endroit
Pour réduire les coûts, certains maîtres d'ouvrage choisissent parfois de se passer d'une mission complète de maîtrise d'œuvre.
Ce choix peut sembler économique au départ mais devient souvent très coûteux lorsque des défauts apparaissent après réception.
Le rôle essentiel de l'architecte DPLG dans la prévention des malfaçons
L'architecte n'intervient pas uniquement pour dessiner un projet esthétique.
Sa mission consiste également à sécuriser l'opération dans sa globalité.
1. Diagnostiquer l'existant
Avant même le démarrage des travaux, l'architecte analyse le bâtiment afin d'identifier :
les désordres visibles ;
les risques potentiels ;
les investigations complémentaires nécessaires ;
les études techniques à réaliser.
Dans l'exemple de cette maison, plusieurs problèmes n'ont été découverts qu'après dépose des ouvrages existants, nécessitant des adaptations importantes du projet.
2. Concevoir des solutions adaptées
Chaque bâtiment possède ses spécificités.
Un architecte conçoit des solutions cohérentes avec :
la structure existante ;
les contraintes réglementaires ;
le budget du maître d'ouvrage ;
les performances recherchées.
3. Coordonner les entreprises
Un chantier mobilise de nombreux intervenants :
maçon ;
charpentier ;
couvreur ;
menuisier ;
plombier ;
électricien ;
plaquiste.
L'architecte assure la cohérence de leurs interventions et limite les risques d'erreurs liées à un manque de coordination.
4. Contrôler l'exécution
Le suivi de chantier constitue l'un des rôles les plus importants de l'architecte.
Lors des réunions de chantier, il vérifie :
la conformité des ouvrages ;
la qualité d'exécution ;
le respect des plans ;
la résolution des points techniques sensibles.
Ce contrôle régulier permet souvent de corriger immédiatement un défaut avant qu'il ne devienne une malfaçon majeure.
Un investissement qui protège votre patrimoine
Lorsqu'on compare le coût d'une mission d'architecte au coût potentiel des réparations, le calcul est souvent rapide.
Dans le cas étudié, les propriétaires ont dû supporter :
plusieurs années de désagréments ;
une procédure judiciaire longue ;
des travaux de reprise lourds ;
un surcoût significatif par rapport au projet initial.
Au-delà de l'aspect financier, il faut également prendre en compte :
le stress ;
les retards ;
les difficultés de vie pendant les travaux ;
la dévalorisation temporaire du bien.
Rénover sereinement grâce à un accompagnement professionnel
La rénovation d'un bâtiment ancien est rarement un simple assemblage de travaux.
Chaque intervention a des conséquences sur l'équilibre global du bâtiment.
Faire appel à un architecte DPLG ou HMONP permet de bénéficier :
d'une vision d'ensemble du projet ;
d'une conception adaptée au bâti existant ;
d'un accompagnement technique ;
d'un suivi rigoureux du chantier ;
d'une meilleure maîtrise des risques.
L'objectif n'est pas seulement d'obtenir un beau projet, mais surtout un bâtiment durable, sain et pérenne.
Car dans le domaine de la rénovation, le véritable luxe n'est pas la finition visible : c'est ce qui ne se voit pas et qui fonctionne encore parfaitement dix ou vingt ans après la fin des travaux.
Coup d’œil
Qui vit ici : Un couple de quadragénaires
Emplacement : en banlieue parisienne
Livraison du projet : septembre 2019
Superficie : 100 m²
Société de rénovation tout corps d’état : Rénovation sur Mesure
Budget : 150 000 euros




























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